31 octobre 2005
Argentina...
Trois générations de joueurs se fréquentent en équipe nationale d'Argentine sous la férule de José Pekerman. Les anciens comme Crespo, Veron, Zanetti ou Ayala qui étaient en sélection avant l'arrivée de Pekerman. Ceux qui, comme Riquelme, Cambiasso, Aimar, Saviola, ont gagné au moins un Mondial -20 ans avec lui (il en a gagné 3: Quatar en 95, Malaisie en 97 et Argentine en 2001) et les tout récents qui ne l'ont pas connu en sélection jeune (mais qui découvrent la sélection grâce à lui): Abbondanzieri, Messi, Battaglia et désormais le l'argentino-croate Bilos.
Sur le papier le potentiel est énorme. En dessous du Brésil certes, mais, s'il y a bien une équipe dont le Brésil se méfie par-dessus tout, il s'agit bien de la sélection argentine...
Sur le papier, donc, tout semble idyllique. Et pourtant... La fusion ne se fait pas. Les égos sont trop forts. Si certains pouvaient jouer sans les autres, tout irait pour le mieux dans le meilleur de leurs petits mondes personnels et respectifs... Or les mondes individuels n'ont rien à voir avec l'efficience d'une équipe. Les anciens se sentent trahis par le retrait du brassard de capitaine du bras d'Ayala. Les plus jeunes peinent à trouver leur place et la génération intermédiaire, les Pekerboys, lorgnent sur les clefs de la sélection...
Les clefs, la Fédération Argentine les donnera peut-être bientôt à un Diego Maradona seul capable de fédérer les énergies et transcender les intérêts particuliers du le football argentin.
Dans La Nacion, Juan Pablo Varski appelle Diego le 'Cardinal Maradona'. Il écrit ceci: "Il fût celui qui ressembla le plus à Dieu jouant au football. Et quand il ne jouait pas, il croyait et on lui faisait croire qu'il était Dieu. Sa vie l'a approché de la mort. Ils la lui présentèrent et lui s'enfuit effrayé. Stimulé par l'amour de ses deux filles désormais adolescentes, il choisit de redevenir homme et de ne pas se transformer en mythe. A presque 20 ans d'avoir écrit au Mexique le Testament Moderne du Ballon Rond, dans les prochaines heures, il recevra formellement une convocation du football argentin.
Nous écarterons des mots comme "héros" ou "sauveur", qui correspondent à d'autres temps de cette personne. Evitons les charges comme "entraîneur" ou "manager", qui correspondent à d'autres personnes ayant d'autres temps. Cherchons dans la furieuse conjoncture et il sera beaucoup plus facile de comprendre pourquoi ce sélectionneur a besoin de ce Diego Maradona..."
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Athletic Bilbao
L'Athletic Bilbao, seul club Espagnol avec le Barca et le Real à n'être jamais descendu en seconde division nationale, seul club en Europe à s'imposer des critères identitaires pour le recrutement (l'Athletic ne recrute que des joueurs Basques) et dernier (toujours avec le Barca) des clubs participants à un des grands championnats européens à ne pas arborer de pub sur le maillot, l'Athletic Bilbao, au bord du gouffre, vient de changer d'entraîneur.
Javier Clemente arrive aux commandes de l'équipe première.
Cette saison, en dehors de ma Barcanalité fondatrice, je garderai le parcours de ce club à l'oeil.
Les monuments méritent tous les égards...
A lire ici le très bon article sur la pérennité d'une démarche exclusivement identitaire dans le football d'aujourd'hui (El Pais).
21:25 Publié dans 4 - Infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30 octobre 2005
Amour F(aux)ou...
De grands enfants...
Au bout du compte, il doit ne s'agir que de ça: les amoureux du ballon rond restent à jamais de grands enfants...
Fin septembre, sur la BBC, Johan Cruyff s'est une nouvelle fois permis de donner son avis à tout va. En l'occurence, son avis, il le donna sur José Mourinho. Des escarmouches passées ont déjà montré que les deux caractères avaient joyeuse tendance à s'allumer.
Par principe, Cruyff n'aime rien qui ne soit pas ce qu'il a fait avec Barcelone. Par principe, Mourinho n'aime rien d'autre que ce qu'il a fait avec Porto et qu'il fait désormais avec Chelsea. Ainsi, quand un journaliste demande au premier ce qu'il pense du second, à tout vent, on a droit à du saignant et forcément, quelque temps après, on a droit à la réplique tout aussi tacklante... par derrière de préférence. Mais pas tant que ça cette fois-ci...
Sur la BBC, donc, Cruyff rejette ce qu'il appelle le 'pragmatisme' de Mourinho, il parle de manque de respect envers le jeu, envers le public et envers l'adversaire dans la manière qu'a l'entraineur portugais de faire jouer ses équipes. A l'occasion, le Hollandais aigri lui propose même de lui apprendre comment gagner tout en proposant du spectacle.
Dans 'Record' (journal portugais), l'entraineur de Chelsea réplique:
"Que le lecteur imagine ce scénario: après avoir été champion d'Europe avec Porto, j'ai raccroché mes bottes et me suis consacré à jouer au golf et à critiquer les autres qui continuent à travailler (...) Cela pourrait être le début d'une belle histoire, mais ce n'est pas mon histoire. Elle ressemble beaucoup à celle de Johan Cruyff qui, après avoir quitté le Barca, a réussi à ce que chacun se souvienne qu'il fut champion d'Europe et que tous oublient que chaque fois qu'il fut champion d'Espagne, il l'a dû à des défaites adverses bienvenues lors des dernières journées (à Ténérife et La Corogne) et qu'ils oublient aussi cette fantastique finale contre le Milan AC du pragmatique Capello, qui s'imposa 4-0. (...)
Je veux qu'il m'enseigne à être meilleur entraineur car je ne veux pas m'arrêter d'apprendre. Mais il ne peut pas m'apprendre à être champion car je l'ai déjà été trois fois et jamais je ne l'ai été parce que Djukic a raté un penalti à la dernière minute du dernier match; il ne peut pas m'apprendre à gagner des Coupes et des Super Coupes parce que je les ai déjà gagnées; il ne peut pas m'apprendre à gagner la Coupe de l'UEFA parce que je l'ai aussi; il ne peut pas m'apprendre a être Champion d'Europe parce que je l'ai déjà été... Et je ne veux pas qu'il m'apprenne à perdre 4-0 une finale de la Coupe des Champions parce ça, je ne veux pas l'apprendre. J'ai gagné l'UEFA lors d'une finale spectaculaire avec 5 buts, j'ai gagné la Ligue des Champions avec un 3-0 en finale, j'ai gagné la Premiere League avec le record de victoire et je suis leader cette années avec la meilleure attaque."
Allez les enfants, la récré est finie, on se mouche, on se refagote, on se serre la pogne... Et Johan, autant j'ai énormément de respect pour l'ensemble de votre oeuvre, autant sur vos plans critiques à deux bales, je suis bien content que quelqu'un, fusse José Mourinho, vous renvoie dans vos 22...
Visca Barca !!!
21:30 Publié dans 3 - Stadio de la Loose !!! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Bianchi - Riquelme
Après une expérience italienne qui l'a laissé horrifié au sujet d'une certaine forme de football européen, Carlos Bianchi retourne en Argentine et prend les rênes du CA Boca Juniors. Une forme d'âge d'or. En quatre saisons, il construit une équipe qui exprime sur le terrain le jeu offensif qu'il a toujours proné.
A cette époque, richesse oblige, le prisme du foot européen fait du Real le 'meilleur club au monde', oubliant donc que le monde est bien plus vaste que la trentaine de terrains sur lesquels s'affrontent les Champions, les presque Champions et les pas tout à fait Champions du Vieux Continent...
En 1998 donc, Carlos Bianchi rentre au bercail et devient le Roi de la Bombonera.
Dans son ambition de construire, il s'appuie sur Roman Riquelme, joueur qui évolue depuis deux saisons en équipe première. Les deux se trouvent, se complètent, se comprennent et progressent ensemble. La rigueur de l'aîné permet au joueur de progresser, de s'épanouir et de devenir un des tout meilleurs milieu offensif au monde. Aujourd'hui encore, sur le site officiel du CA Boca Juniors, au classement des joueurs préférés de l'histoire du club, Riquelme est en tête devant... Maradona (40297 voix contre 35555) !!!
A vingt ans le talent de Roman demande encore à être dégrossi, affiné, affuté. Bianchi lui servira de mentor, tant sur le terrain qu'en dehors. Tous les témoins de l'époque, les coéquipiers, les journalistes argentins, les techniciens reconnaissent qu'entre les deux un lien (filial ?) existe. 'Ils n'avaient pas besoin de se parler pour se comprendre' lira-t-on régulièrement au sujet des deux.
Sur la base de cette solide entente, le club engrangera en 4 ans, deux Championnats d'Ouverture (1998 & 2000), un Championnat de Clôture (1999), deux Coupes Libertadores (2000 & 2001) et une Coupe Intercontinentale (contre le Real en 2000).
Des histoires de rencontres comme celle-ci, il en existe des tas dans le football. Aujourd'hui je parle de celle-ci car ce soir, dans la Liga, l'Atletico Madrid rencontre Villareal... Le mentor, revenu en Europe à la tête des Colchoneros, et l'élève, qui végète à Villareal, se retrouvent à Vicente Calderon... Et, entre deux talents comme ceux-là, on ne peut qu'espérer que le jeu, le jeu, le jeu prime et emporte tout sur son passage...
Bon match, messieurs !!!
Post Scriptum: Atletico Madrid 1 - 1 Villareal...
15:25 Publié dans 4 - Infos | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Joaquin Sabina, Dieguitos y Mafaldas
Album préféré ?
Je ne serais pas loin d'une certaine forme de vérité à dire: 'N'importe quoi de Joaquin Sabina'... quoique ça ne soit pas aussi sûr que ça... Bien sûr... D'une part ça serait trop définitif et d'autre part ce ne serait pas vraiment vrai...
Alors donc Joaquin Sabina. Pour aller vite: Joaquin Sabina - chanteur espagnol contemporain, supporter devant l'éternel de l'Atletico Madrid, ami de Maradona, qui serait le mélange de tout ce que je ne trouve pas en France (quand bien même il y a pas mal de choses que j'aime en France).
En 1999 (32 ans pour moi),il sort '19 dias y 500 noches' ('19 jours et 500 nuits'). Je ne connaissais pas grand chose de ce gars avant, si ce n'est, par la bande, l'aficion que lui portait (et porte toujours) mon indispensable soeur-de-l'âme et néammoins cousine: Isabel (par ailleurs fan absolue du Boss). Pour vous dire, si je vivais en Espagne depuis aussi longtemps que je vis en France (soit depuis le très exact moment de ma naissance), Sabina serait, pour mes sens et pour mon émotion, n°1 et le Boss serait derrière. Manque d'exposition en France pour Sabina, le Boss reste devant à mes yeux, parce que découvert avant. Et pourtant...
Sabina c'est comme Dylan et le Boss et Sabina himself (ce qui n'est pas rien, vraiment !!!) réunis dans une de mes deux langues maternelles... C'est dire...
Il faut savoir que je mets la manière dont un artiste aborde les paroles à un niveau égal à celui dont il aborde la musique. C'est comme ça. Ca ne veut pas dire que j'ai la 'pédance' d'attendre des chef-d'oeuvres à chaque titre. Mais j'aime les paroles assumées. Mais pas, surtout pas la pseudo parole-à-sens qui se chante l'air pénétré. 'Tutti Frutti' a la même valeur que 'Avec le temps'. Je me comprends.
En 1999 donc, Sabina sort '19 dias y 500 noches'. En quelque sorte, pour vous donner une idée, il sort une sorte de 'Blood On The Tracks' dans une des deux langues qui est la mienne.
L'album parle de relations amoureuses, des siennes, des nôtres, des histoires qui commencent dans le mur sans le savoir et tentent d'exister, de tiroirs vides et des draps qui ne brûlent plus, de salles de bains qu'on récupère et de 'Barbi Superstar' de banlieues de Madrid (Vallecas), de Buenos Aires et du Mexique, de Dieguitos et de Mafaldas, de ses vies et de nos morts, de putes et de bars du coin...
Il lui demande ne pas abuser de son inspiration, de ne pas accuser son coeur si froissé et maltraité qu'il est fermé pour démolition... Il lui dit que par les rides de sa voix filtre la désolation de savoir que ce sont-là les derniers vers qu'il lui écrit... Que pour se dire adieux, il ne leur manque pas de motifs...
Sabina parle de retour à Buenos Aires où son ex ne peut pas venir le voir sur scène parce que son mec l'en empêche, de ses '40 et 10', de son testament, de Boca Juniors, du trop de bières, de cet indélicat devenir adulte, d'être tellement torero dans les ruelles du jeu et du vin que le portier le vire du Casino de Torrelodones, de ce désormais qu'on s'embrasse si lentement, du désormais que je ne me tuerais plus si tu t'en va, de coeur de bromure, de Vierge des Vents, de mythes mal guéris, de larmes qui sont les clous de sa croix...
Il nous souhaite que le calendrier ne nous prenne pas de vitesse, que les persiennes retiennent l'aurore, que la fin du monde nous rattrape en train de danser, que chaque nuit soit une nuit de noces, que chaque lune soit une lune de miel, qu'on ne nous achète pas pour moins que rien, qu'on ne nous vende pas d'amour sans épines, qu'on ne nous endorme pas avec des contes de fées... qu'on ne nous ferme pas le bar du coin.
Tout ça et encore tellement plus dans cet album...
Cet album est de ces choses, de ces moments, de ces 'entre nous' qui trouvent le chemin vers le plus enfoui de tout. Vers ce qu'on ferme aux autres.
Un de ces 'entre nous' qu'on attend sans le savoir, qui nous cueille au moment où il le fallait et qu'on laisse nous emmener loin, au plus profond de nous-même, sans savoir ni pourquoi ni comment... juste à l'instinct, 'au ventre', 'à la tripe'...
Comme du sombre-resplendissant qui met les mots et le son sur ce qu'on ne sait pas soi-même exprimer.
Il parle d'amour et de chair.
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29 octobre 2005
'La Surface de Réparation' - François de Cornière
A travers 90 courts textes, François de Cornière raconte les émotions qui entourent un match de foot, l'amour d'un club, la passion du ballon rond à travers les souvenirs de l'enfance. Il fait revivre nos sentiments de mômes en parlant de la buvette, du maillot, du brouillard, du joueur étranger, des beaux gestes, de la minute de silence...
Qui a connu les vestiaires en pupille, les matchs au couteau (plastique) de l'enfance, l'ambiance des clubs vécus de l'intérieur... ne peuvent que se reconnaître dans ces lignes.
'La Surface de Réparation' - Le Castor Astral - François de Cornière
alapage.com
23:25 Publié dans 5 - Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ammoniac
Selon Pape Diouf (suite au dernier OM / PSG): "(...) cette décision de la Commission nous blanchit (...)"
...ce n'était donc pas de l'ammoniac, c'était de la Javel...
Fil Actu France Football
00:20 Publié dans 3 - Stadio de la Loose !!! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28 octobre 2005
'Football / Les Systèmes de Jeu' - Alain Mischel
Ce bouquin fait partie de mes incontournables techniques du ballon rond. Pour plusieurs raisons:
- d'abord, il présente de manière très abordable l'évolution des systèmes de jeu depuis l'origine jusqu'à un aujourd'hui encore récent,
- ensuite il permet de comprendre comment sont nés les arrières centraux, le catenaccio, l'évolution et la spécialisation des postes, les 4-4-2, 4-3-3, 4-2-4, 3-5-2...
- puis il présente ces systèmes et évolutions à partir des équipes qui ont marqué l'histoire du football,
- enfin (et peut-être surtout) le livre a une sorte de charme d'antan: les illustrations sont faites main, la typographie est limite scolaire... du charme vous dis-je !!!
Si vous recherchez une introduction claire aux principes de jeu... je crois que vous pouvez jeter un oeil sur cet ouvrage !!!
'Football / Les Systèmes de Jeu' - Editions Chiron - Alain MISCHEL
23:30 Publié dans 5 - Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
'Carton Jaune' - Nick Hornby
Arsenal, ces dernières années a partagé le devant de la scène anglaise. Bien sûr, l'armada française y évoluant depuis une décennie environ a permis de donner aux cannoniers londoniens une reconnaissance certaine dans nos parages.
Mais Arsenal n'est bien sûr pas né avec Arsène Wenger.
Mais combien savent le rôle qu'a joué ce club dans l'histoire du football ? Plus précisément le rôle qu'il a joué dans l'histoire des systèmes de jeux ?
Qui se souvient d'Herbert Chapman qui créa le défenseur central, et donc le M du mythique WM ? Le débat de savoir si l'entière création du WM vient d'Arsenal ou de Motherwell n'est toujours pas clos. Il date des années 20.
Qui se souvient du mythique 'boring Arsenal' ?
Ce club, comme beaucoup de clubs Anglais (entre autres) s'inscrit dans l'histoire du ballon rond, dans sa tradition. A partir de là, on tient un des premiers éléments qui, dans les imaginaires collectifs, feront toujours la différence entre les suporters Anglais et les supporters Français.
Nick Hornby est un fan. Un fan anglais. Un fan d'Arsenal. Depuis toujours, il est lié à ce club et ses équipes successives, comme seuls les supporters peuvent le comprendre. De ces fanitudes qui virent à l'obsession. Sa relation à Arsenal, il la narre dans 'Carton Jaune'. Cette relation il la raconte à travers son rapport à son père, divorcé, qui chaque semaine, à l'occasion de son droit de visite, emmène le môme voir jouer Arsenal.
Au fil des pages, c'est sa jeunesse, son adolescence, son amour naissant du rock, ses amours naissantes qui s'entremêlent à sa passion... sans jamais vraiment la détrôner.
Au fil des pages, le texte raconte le rapport à la filiation, à la famille, à l'identité, au plaisir, au football... à la vie... C'est tendre, drôle, émouvant, original.
Sur le haut de ma pile des trucs à relire un jour ou l'autre.
'Carton Jaune' - Editions Plon - Nick Hornby
Amazon.fr
23:05 Publié dans 5 - Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pires, Landreau et Panenka
On connait la Madjer, on connait les coup-francs à la Platini (et bientôt à la Juninho ?), la Panenka...
L'idée n'est pas tant de reconnaître la qualité d'un geste marquant (unique ou répété) que de faire entrer dans la mémoire collective une spécialité individuelle ou une inspiration mythique.
Panenka et son penalty. La feuille morte plein centre du but. Osé. Répété. Réussi. Mais: a-t-on le droit de jouer avec un penalty ? Peut-être pire encore, a-t-on le droit de jouer avec un tir au but ?
Pour le fun, le jeu, le panache, la légende... oui, certainement, car 'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire'. Et devant les gris-pousseurs-de-ballons qui hantent nos tubes cathodiques et gengis-khanent trop souvent les pelouses, le panache est denrée rare...
...Alors sur le principe, Robert (le week-end dernier) et Mickael (à l'occasion de quelque finale nantaise de Coupe Nationale au SDF), je vous tire mon chapeau !!! Sincèrement.
Par contre, pour 'panacher', c'est comme pour tout, il vaut mieux être sévèrement équipé... Et là, Robert et Mickael, force est de constater qu'il a manqué quelque chose. Peut être à l'entrainement ou les prochaines fois, ça rentre et rentrera systématiquement. Mais les ratages sont-là à la hauteur de l'espérance du panache...
Vous plantâtes tous les deux... Certes le ridicule ne tue pas... il mutile parfois quand même assez sévère... Non ?
Et entre une Panenka et une Arconada, l'écart est vertigineux...
22:10 Publié dans 3 - Stadio de la Loose !!! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

