19 juin 2006

Remember '98

En ces temps de préparation de bûcher, le "remember ’98", ou le "ne brûlons pas ceux qu’on a aimé" me font doucement rire... et sont souvent assez symptomatique du rapport de la France à son football.

Pour les plus anciens de l’aficion, rememberons-nous que l’équipe de France n’a pas commencé en ’98. La période ’98 / ’00 est une période a-normale dans toute l’histoire du foot français.
Mis à part ’58 (et une demi-finale) et ’82-’86 (avec un seul titre européen pour un championnat joué en France et deux demi-finales), le quotidien de l’équipe de France a toujours été le laborieux, le passage à la limite, et, dans les bons temps un jeu enlevé, inspiré (avec seuls quelques joueurs dépositaires du jeu) et quelquefois des titres.

2 choses :
- l’équipe :

l’équipe de France est à l’image de son football de club. Point barre. Sur la durée, qui rappelons-le pour les supporters d’opportunité a commencé bien avant France ’98, il suffit de regarder où se situe la France dans le concert des nations... C’est peanuts. En terme de résultat, c’est peanuts. Combien de Coupes d’Europes ? 2 ! Quelle présence régulière au plus haut niveau ? Aucune. Des épisodes et quelques épopées. Rien de plus. Ah si... une défaite en C1 célébrée 30 ans après.
Dans les années ’80, la France tient sur les épaules d’un géant peu apprécié (rappelons-nous Platini qui sort en larmes à la mi-temps d’un France-Francfort de rentrée au Parc des Princes -de mémoire- hué par le public, et qui jette le brassard au sol... Platoche n’a jamais, de son temps été quelqu’un d’extrèmement populaire...) et entouré par quelques joueurs qu’on stabilise dans schéma de jeu assez classique et presque inamovible... Une formule stable et un (presque) génie à la baguette. La magie est au rendez-vous.

Mais, c’est sur le long terme qu’on peut évaluer les grandes nations. Et pour un Euro ’84, un Euro ’00 (le summum du foot français pour moi) et un Mondial ’98 combien de Mondiaux ratés quand il s’agissait de jouer en équipe, sans avoir recours à un homme providentiel ? Combien de fois Platini a-t-il été décisif en phase de qualif de CdM ? Trois fois... Bulgarie, Pays Bas et Yougoslavie...
Tout ça pour dire quoi ? Que la nature de l’équipe de France c’est d’être à l’arrache... d’être parfois pleine de promesses, d’être quelquefois séduisante en matière de jeu proposé et parfois, si peu parfois, de tenir ses promesses et d’aller jusqu’au bout... et trois fois au bout...
Le quotidien du supporter de l’équipe de France depuis des décennies, c’est d’avoir à supporter de longues périodes besogneuses dans l’attente d’une éclosion.
France ’98 a agit comme un leurre pour beaucoup. Pour tout ceux qui ont cru qu’on y était arrivé, il n’y en a que très peu qui se sont dit que sur la longue ligne d’existence des Bleus, cette Coupe du Monde était un soubresaut, un épiphénomène, joyeux, flatteur, mérité en l’occurence... mais un accident de parcours.

La réalité de l’équipe de France, c’est celle qu’on a sous les yeux depuis deux ans. Quitte à se rememberer, rememberons-nous les Ferratge, Simba, Ferreri, Perez et autres approximatifs qui tentèrent en Bleus d’honorer quelque ancienne génération... C’est ce qu’on expérimente depuis deux ans (au moins) et que l’on risque de vivre pendant quelque temps encore...

Alors blâmer le seul Domenech, Dhorasoo ou Ribéry ou l’âge du Capitaine et de son équipage ou l’arbitre ou la vidéo... il me semble que le problème n’est pas là... c’est un questionnement d’ensemble du foot français qu’il faut poser, un questionnement du sport français en général... un questionnement global sur la place du sport en France... ni plus, ni moins, à mes yeux en tout cas.


- le public


A entendre quelques officiels, les supporters français se seraient faits avoir pour les places... "Pourquoi autant de Suisses, Coréens... dans les stades et si peux de Français ?" Eh bien il ne me semble pas que l’on soit plus stupide que les autres à l’heure d’utiliser internet pour réserver ses places... La question à se poser c’est plutôt de savoir si en France on a cette culture sportive (et cela va bien au-dela du foot) qui fait qu’on se rue au stade, qu’on défend des couleurs, qu’on considère le sport comme autre chose qu’une fabrique à bourrins... Et on en revient à la place du sport en France...

Si ce ne sont pas les spectateurs qui gagnent les matches, c’est dans ces viviers, dans ces états d’esprit que se construisent les avenirs sportifs d’un pays. Il s’agit d’un tout. On ne peut pas espérer avoir une élite régulière et performante (quelque soit le sport) sans vivier alimenté par une passion. Point barre. Je ne dis pas qu’il faut que la France entière vive en short. Je ne dis pas que c’est bien ou pas bien. Mais on ne peut pas blâmer une élite sans se poser la question de la base. C’est une démarche malhonnête. Sur le long terme, on a rien d’autre que l’élite qu’on commence à se fabriquer avec les fondations de l’amateurisme.

On n’aura jamais de performance de haut niveau et sur le long terme sans culture sportive. Sans réelle culture sportive. Un exemple positif néammoins : le judo qui a glâné tant et tant de médailles a toujours travaillé à la détection, à la formation, au façonnage de sa base. Cet exemple montre (malgré son moindre rendement ces dernières années) qu’on peut optimiser son vivier malgré tout.

Enfin et pour en revenir au foot... remember ’98 ? Soit ! Mais il faudrait être plus précis dans la date. Souvenons-nous qu’au début du Mondial ’98, les maillots les plus vus dans les rues étaient ceux du Brésil. Rappelons-nous qu’une chaîne de TV (aujourd’hui propriétaire d’un club de foot et diffuseuse officielle du Mondial ’06) s’enorgueillissait d’être la seule chaîne 100% sans foot. Souvenons-nous des huées sur l’équipe de France (et notamment les derniers matchs de préparation). Souvenons-nous de quand le réel engouement populaire a débuté...

Bien sûr, il y a aura toujours plus de monde déclarant avoir été à Altamont ou a avoir vu Nirvana ou Jeff Buckley en concert que dans la réalité... c’est humain... mais enfin, les vrais supporters de foot, ceux qui se réjouissent d’avoir une Coupe du Monde tous les 4 ans, ceux qui se réjouissent des rituels des groupes, des qualifs, des footballs exotiques et des surprises et des erreurs d’arbitrage et des injustices du jeu qui flagellent tant et tant de belles équipes et jolies intentions de jeu pour couronner des pisse-froids, ces vrais supporters se rappellent des reportages de début où une majorité de Français déclarait se foutre de cette Coupe du Monde ’98, n’avait aucune idée des dates, des matchs... maudissait encore ce ballon si populeux... ah l’ironie foireuse... Ah comme les bourrins en Bleus devinrent des stars en quelques heures...

Et puis aussi souvenons-nous des dates... quand l’engouement Bleu a-t-il réellement commencé ? Avant France - Afrique du Sud ? Au moment de France - Danemark ? Après France - Belgique ? Et de ces matches, chers engoués des Bleus ’98... ont-ils tous réellement existé ? Faites gaffe, j’ai piégé le terrain...

Après France - Italie le grand public a bougé. Après France - Croatie il a bandé. Après France - Brésil...

Alors voila... au moment où certains se rendent compte qu’on leur a vendu Zizou & Co comme une troupe en tournée (remember les campagnes de pub guerrières de la Fédé, remember la personnalisation extrème de l’équipe...), au moment ou certains se rendent compte qu’on leur a vendu une équipe de France comme une tournée des Rolling Stones, ces certains commencent à s’aperçoir de la duperie... Jagger et Keith sont encore là... ils bougent, ils sautent, ils grincent et vendent une tournée d’adieux qui n’en finit pas.
Les Bleus, c’est autre chose. C’est du sport. Jagger reste, Zidane part. Les Stones sans Jagger ce n’est plus les Stones. Les Bleus sans Zizou (et les autres) ça reste les Bleus au-delà de Zizou (et des autres).

Le vrai supporter sait ça. L’autre commence à le découvrir... il va pleurer pour duperie supposée sur la marchandise... Ca n’est que du foot là où il a cru acheter une victoire éternelle... une place au spectacle au Stade de France... Eh bien non... il s’agit de sport et d’hommes qui passent...

Le vrai supporter sait ça.

C’est la base du ’supportage’ d’équipe. Le maillot über alles !!!

Supporter, c’est toujours savoir que tout est toujours en instance de devoir toujours recommencer.

Le supporter c’est celui qui sait que pour devoir revenir, les choses doivent toujours passer.

Le supporter de l’équipe de France c’est celui qui s’attend à devoir passer des saisons entières d’approximation et de rêves passés de grandeur... c’est celui qui espère juste que l’équipe ne sera pas salopée, que le temps sera laissé à la construction, au respect du jeu...

Parce que le supporter c’est celui qui sait, sans parfois l’accepter, que peu importe le moins bon quand le jeu est respecté... que peu importe le moins bon quand les souvenirs se construisent...

13 juin 2006

Le dernier but ?

...le dernier but français en phase finale de Coupe de Monde ?
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...(Emmanuel Petit le 12 juillet 1998... le fameux 3 du et 1, et 2, et... si on oubliait ?)

12 juin 2006

Back...

Juste pour signaler que je suis là à poster à nouveau, devant mon p.c., avec Pirlo qui vient de claquer un pion au Ghana... pour ne pas être fanny demain à la comparaison de nos paris respectifs entre collègues de boulot, il conviendrait que le Ghana égalise puis tienne le 1-1...

Je me suis basé sur le fait qu'au premier tour des Coupes du Monde, la Squaddra Azzura rame toujours et ne passe que sur le résultat du dernier match... après avoir fait deux nuls dont un contre un (présumé) faible du groupe...

Et puis merde... Moggi n'y peut rien là... non ? si ? 

25 mars 2006

Jorge Valdano accidenté

L'ancien joueur de football argentin Jorge Valdano a de multiples fractures au thorax et le poumon droit perforé mais ses jours ne sont pas en danger, après l'accident d'un hélicoptère à bord duquel il se trouvait avec sept autres samedi à Mexico, a indiqué un de ses proches.

Valdano "a de multiples fractures aux côtes du flanc droit et un éclat a perforé son poumon droit, il est conscient et ses jours ne sont pas en danger, d'après ce que m'a dit le médecin", a expliqué à l'AFP un proche de l'ex-directeur sportif du Real Madrid (de 2000 à 2004) qui a requis l'anonymat.

La lésion pulmonaire a été causée "par un éclat des côtes fracturées" et ne nécessite pas d'opération, mais Valdano devra rester plusieurs jours à l'hôpital, a-t-on ajouté de même source.

24 mars 2006

Charognes

L'Olympique de Marseille, constitué partie civile au procès des transferts suspects au sein du club entre 1997 et 1999, a réclamé vendredi 3,1 millions d'euros de dommages-intérêts à sept des 14 prévenus, dont son ancien entraîneur Rolland Courbis.

L'OM a réclamé ces dommages-intérêts aux agents Gilbert Sau, Jean-François Larios, Hervé Goursat, aux intermédiaires Bernard Almeras et Edmond Adam, ainsi qu'à Rolland Courbis et à l'ancien directeur sportif de Bordeaux, Charles Camporo. L'OM estime avoir subi des préjudices dans cinq des 15 transferts de ce dossier, ceux du Ghanéen Arthur Moses, du Paraguayen Ricardo Rojas Mendoza, de l'Ivoirien Ibrahima Bakayoko, et des Français Sébastien Perez et Claude Makelele.

L'OM estime n'avoir subi aucun préjudice de la part de l'actionnaire principal du club Robert Louis-Dreyfus, poursuivi pour abus de biens sociaux, et des ex-présidents délégués Jean-Michel Roussier et Yves Marchand.

23 mars 2006

Les grands moyens

Ce n'est pas dans les habitudes de la maison. Et pourtant, Arsenal aurait fait une offre mirobolante à Thierry Henry. Pour conserver son attaquant vedette, Arsenal proposerait au Français un salaire annuel de 9 millions d'euros ! Selon le journal espagnol AS, les Gunners font tout pour retenir l'international français annoncé aux quatre coins de l'Europe.

Rappelons que le contrat de Thierry Henry avec Arsenal arrive à échéance en juin 2007.
 
Pour mémoire, les 'galactiques' du Real émargent en salaire annuel à 6 millions d'euros (s'ajoutent ensuite les primes, les contrats publicitaires...) Sauf erreur de ma part, ce contrat ferait de Thierry Henry le joueur ayant le plus gros salaire au monde... 

22 mars 2006

Platini remonté...

Michel Platini, membre du comité exécutif de l'UEFA, s'est emporté mercredi à Budapest contre le G14, qui, selon l'interessé, «n'a aucune légitimité» et «va là où est l'argent».

«Le G14 n'a aucune légitimité, a déclaré Platini après le comité exécutif de l'UEFA qui s'est tenu mardi et mercredi dans la capitale hongroise. Les clubs ont le droit d'avoir des revendications, mais ils doivent agir à travers les structures déjà existantes, le Forum des clubs de l'UEFA ou les fédérations nationales. Le G14 va là où est l'argent. Les grands clubs veulent toujours plus. Pour eux, le sport est un moyen de faire du "fric". On n'a pas la même philosophie du sport», a poursuivi Platini, qui sera candidat, en 2007, à la présidence de l'UEFA.

«Les joueurs veulent aller en équipe nationale ! C'est leur but, a expliqué Platini. C'est également important pour les clubs car cela donne une plus-value aux joueurs en cas de transfert. S'opposer à la libération des joueurs est aberrant. Que les clubs réclament des assurances en cas de blessures, c'est logique. Mais je suis farouchement contre le principe de l'indemnisation», a-t-il précisé. «En plus, le G14 se tourne vers la FIFA pour réclamer des indemnisations. Mais ce n'est pas la FIFA qui sélectionne les joueurs ! Les clubs n'ont qu'à se tourner vers les fédérations nationales.» Tout cela est ridicule, a poursuivi le vice-président de la Fédération française de football, très en colère. «Ils (les grands clubs) ne veulent "que du pognon, toujours plus de pognon". Le football a déjà plein de problèmes - la violence, le racisme... - et une image de "m...". J'ai vraiment l'impression qu'on n'a plus de valeurs dans le foot, toutes ces histoires font beaucoup de mal».

Lars-Christer Olsson, le directeur général de l'UEFA, abonde dans le même sens. «Les sommes qu'ils réclament sont totalement irréalistes, d'autant qu'au début, ils disaient en faire seulement une question de principe». Lennart Johansson, le président de l'UEFA, n'en pense pas moins. Pour lui, le G14 «cherche seulement à gagner de l'argent» alors qu'«il y a déjà assez de revenus distribués aux grands clubs en Ligue des Champions». Il continue de laisser planer le doute sur son avenir à la tête de l'instance. Briguera t-il un nouveau mandat ? Il devrait en tout cas donner sa réponse jeudi lors du Congrès. Les dirigeants de l'UEFA feraient le forcing pour que Johansson se présente aux élections de janvier prochain pour contrer Michel Platini, pour l'instant seul candidat déclaré.

21 mars 2006

La sortie des écoles...

Sergio Tejera, le jeune milieu de terrain espagnol, a déclaré qu'il quitterait le FC Barcelone pour rejoindre la saison prochaine le club de Chelsea.

«Je suis ravi parce qu'il est très difficile pour un club étranger de s'intéresser à des joueurs aussi jeunes que moi. C'est une grande opportunité pour progresser», a-t-il déclaré. Selon Marca, Chelsea s'apprête à faire une offre au club catalan d'un montant de 250.000 euros pour l'acquisition de Tejera, considéré comme un joueur très prometteur.

Tejera espère ainsi marcher sur les traces de l'ancien Barcelonais Cesc Fabregas qui avait signé il y a trois ans en faveur d'Arsenal à l'âge de 15 ans et aujourd'hui devenu l'un des pions essentiels du dispositif des Gunners. «C'est un exemple à suivre et ce serait formidable si je pouvais réaliser la même chose», a conclu le joueur.

La sortie des écoles...

Sergio Tejera, le jeune milieu de terrain espagnol, a déclaré qu'il quitterait le FC Barcelone pour rejoindre la saison prochaine le club de Chelsea.

«Je suis ravi parce qu'il est très difficile pour un club étranger de s'intéresser à des joueurs aussi jeunes que moi. C'est une grande opportunité pour progresser», a-t-il déclaré. Selon Marca, Chelsea s'apprête à faire une offre au club catalan d'un montant de 250.000 euros pour l'acquisition de Tejera, considéré comme un joueur très prometteur.

Tejera espère ainsi marcher sur les traces de l'ancien Barcelonais Cesc Fabregas qui avait signé il y a trois ans en faveur d'Arsenal à l'âge de 15 ans et aujourd'hui devenu l'un des pions essentiels du dispositif des Gunners. «C'est un exemple à suivre et ce serait formidable si je pouvais réaliser la même chose», a conclu le joueur.

20 mars 2006

'La Sélection Pour Les Nuls'

Le Costaricain Oscar Rojas menace de révéler "certaines choses" à propos du processus de sélection s'il n'était pas retenu dans le groupe appelé à disputer la Coupe du monde 2006 en Allemagne (9 juin-9 juillet). "J'ai appris de certaines sources de mon pays que je ne serais pas sélectionné pour le Mondial", a expliqué Rojas, 26 ans, qui évolue dans le club du Veracruz de Mexico. "Dans ce cas, je dirais certaines choses que je sais à propos de certains des sélectionnés." A suivre.

Pirès, si tu me lis... si tu sais des choses... c'est le moment !!!